Récit.

Publié le par Gromitflash

Cet article va être long. Long parce que j'ai des choses à raconter et pour une fois je tiens à prévenir : tout ce qui est écrit et sera écrit respectera le secret médical. Bien, ça c'est pour les juristes.

Donc reprenons le fil à partir du Vendredi. Oui il y avait là l'anniversaire de Melina et elle a eu son canard rose fushia (ou comme dirait d'autre "le meilleur ami de la femme"). On trouvait à cet anniversaire du beau monde (Damien avec qui j'ai commencé la soirée), Sophie, Amandine et d'autre que je ne citerai pas ... parce que ce billet va déjà être long. La soirée a été immortalisée comme il se doit par mon appareil photo (un Bridge Lumix avec un Objectif Leica *_*) et nous noterons quelques événements qui ont ponctués la soirée.
D'abord le verre de Damien qui s'est renversé sur ce qui était à ce moment là mon pantalon et sur le manteau et le sac d'une copine de Melina.
Ensuite le mouvement de désertion quand j'ai exprimé mon souhait d'aller manger un grec en face, suivi par mon parrain puis par 7 personnes. Pour une assemblée de 10 ça fait un vide. Heureusement sur ces entrefaits arrivèrent Kader et Flore, ce qui ravivat le coeur de Melina, et Vincent pour se faire pardonner son abandon lui offrit même une rose blanche ("Ceux sont des rooooseuh blaaanncheuuh, elles sont pour vous maaaaman") qui orna son décolletté le restant de la soirée (pour guider le regard des pervers bien entendu).
Peu après Melina reçu son cadeau. Tête, instants, émotions ...
Et puis ensuite Sophie a envoyé son verre de bière au tiers plein au paradis des verres de bière, mon parrain m'a envoyé chercher le numéro d'une fille qui dansait sur une table ... et je me suis lamentablement raté. M'enfin c'était juste une excuse pour aller danser sur ladite table, ce qui était pas mal au final.
J'ai fini ma soirée ... au bar sans nom. Oui, on ne fait pas mieux quand on revient bredouille de la chasse. Excellente fin de soirée donc, mais lendemain difficile. Rah, penser à éviter de boire autant la prochaine fois.

Samedi, Dimanche rien de particulier.
On a jeté le sapin parce qu'il commençait à être plus sec qu'un gosier de bébé du Sahel et à perdre ses épines ce qui n'est jamais futé pour un sapin. Adieu donc sapin, à l'année prochaine.

Et bien entendu c'est hier qu'était la rentrée. Oh que c'était beau. Paris, la neige, un manteau blanc qui recouvre les trottoirs et les voitures dans la pénombre de l'aube naissante quand on va prendre les transports en commun qui miaulent sous terre. Ah c'est un cadre parfait pour la poésie. Sauf.
Sauf quand il fait -10°C, qu'on a la tête dans le cul et qu'on s'aperçoit que l'entrée de la station République de son côté de la place est fermé et qu'il va falloir traverser la place sous la neige et sur la neige qui, même avec des chaussures adaptées, transforme le trottoir en patinoir. Va donc et !
Je tiens ici à pousser une gueulante contre la prof de bactério. Le cours était interressant, la prof était compétente. On aurait pu croire que pour la première fois un cours de bactério serait vraiment bien ! Moi comme à mon habitude je dessinais des conneries en suivant le cours.
Et puis la prof annonce qu'elle ne laissera pas le powerpoint.
Le mot qui me viens à l'esprit devant un comportement aussi petit, bas et mesquin qui ne repose que sur des promotions précédentes qui ne suivaient pas le cours de bactério, le mot qui me vient est juste ... à ne pas écrire sur un blog de cette qualité littéraire. C'est vrai putain merde quoi, je vais pas donner des noms d'oiseaux à une prof sous prétexte qu'elle se comporte en gamine stupide et conne. Ca serait méchant et arbitraire.

Pour changer de sujet, je signale que les deux prochains paragraphes peuvent heurter les âmes sensibles et en particulier ceux qui sont allergiques aux films gores.
Je suis ce matin de bonne heure allé en stage. Enfin. C'est que j'attend ça depuis de 4 mois quand même alors ça fait du bien d'aller au front.
Et c'est là que j'ai fait connaissance avec mon métier.
Et c'est là que j'ai été content d'être en Sage-femme.
Récit.
Arrivé à 0900 à Port Royal étage 1 service Salle de Naissance.
On a attendu un peu beaucoup, on s'est changé, on est arrivé dans le service en plein chambardement (transfert pour une obscure histoire de manque de lits en suite de couche parait-il) et ma patiente est arrivée. Bon c'est pas vraiment ma patiente, elle a tout fait et moi ben ... j'ai découvert mon boulot.

D'une façon strictement peu orthodoxe un accouchement normal par voie basse avec révision utérine se compose de deux morceaux :
- Un accouchement normal par voie basse (ça pisse un peu le sang, ya du liquide amniotique, de l'urine ...) et à la fin un magnifique bébé tout beau mais pas vraiment propre (quand même beaucoup plus propre que ceux qui sortent par césarienne avouons-le).
- Une révision utérine où la sage-femme va chercher le placenta à main nue parce qu'il refuse de sortir lui. Ca, c'est gore. Surtout quand on est à côté du plateau et que la Sage-femme drope des bouts de chair sanglante avec son énorme gant stérile couvert d'un mélange de sang, de bétadine, de liquide amniotique et de sécrétion vaginales. C'est ... un peu comme un steak tartare avec beaucoup plus de veines.

Mon stage s'est ensuite déroulé tranquillement : j'ai vu ma cadre de service avec Aude pour fixer les horaires, les infirmière du service on tenté sans réel succès de poser une perf sur une patiente qui visiblement avait des veines très récalcitrantes, j'ai dit au-revoir à la patiente et à son bébé et à son mari, et j'ai assisté à trois ou quatres autres menues choses.

C'est crevant mais c'est génial ! J'en reveux, j'ai hâte d'être demain !
Mais pour l'heure je m'en vais au St Hilaire.

Publié dans Récit de Stage

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Mel 08/05/2009 15:29

Cette histoire confirme mes soupçons. Les prof de bactério sont tous sadiques.