Secret / Fight Club

Publié le par Gromitflash

Je crois que je me sens mal.
J'ai fait aujourd'hui la rencontre de quelq'un et je ne peux pas en parler. Pas en détail en fait.
Hélas les détails rendent cette rencontre justement interressante et je ne peux pas les réveler. Secret médical oblige.

Je vais donc parler d'autre chose, parce que je déprimme. Je déprimme au point de ne pas sortir ce soir alors que des gens m'attendent dehors. J'ai besoin de m'exorciser. J'ai besoin de sortir un peu mes trippes.
J'ai fini Fight Club.
Pas le film, le livre. Oui, c'est avant tout un livre et ce livre est dérangeant.
Pas de critique de la culture publicitaire, juste une autodestruction flamboyante d'un personnage à la recherche de son père qui courre jusqu'au parricide et s'auto-mutile avec grand plaisir.
Le film est une suite de petites histoires. Il y a une fin au début, il y a une fin à la fin, et entre ces deux fins presque identiques il y a une suite plus ou moins ordonnée de phrases qui construisent une narration. Oui il y a des étapes mais ces étapes sont rendus floues : le chapitre que je lis vient-il avant ou après le précédent dans l'ordre chronologique ? Les incohérences s'enchainent à un rythme hallucinants, les questions se posent peu à peu et on finit par comprendre que le chaos organisé par l'auteur est en fait celui du narrateur. Oui, il est troublé, oui on oublie jusqu'à son nom (en a-t-il eu d'aileurs un ?) car il ne reste que Tyler.
Tyler, ses savons, la graisse de la mère de Marla répandue par couche devant le congélateur de Paper Street, les singes de l'espaces qui s'enchainent à la cuisine pour fabriquer du savon à la chaine ....

Si tu mélanges de la glycérine avec de l'acide nitrique tu obtiens de la nitroglycérine. Si tu ajoutes de la parafine tu obtiens une bombe modelable.
La parafine n'a jamais marché.

Au final, loin de sa réputation, ce livre ne traite pas de violence mais de desespoir, de solitude face à la mort dans un monde qui s'en branle en fait carement. C'est la dérive de plusieurs hommes qui ne se reconnaissent plus dans l'ordre établit du monde et qui décident de créer le chaos ...
Et c'est surtout le récit d'un combat qu'on ne peut que perdre.

Publié dans Fiches de livre

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Mel 10/05/2009 03:16

Moi j'aime bien Palahniuk. En cas de déprime, ca me re-motive.