Jour onirique
Le titre est étrange parce que la journée a été étrange ... la matinée en tout cas.
D'abord couché hier à 2h30 du mat'. Cela explique l'étrangeté de la journée mais en partie seulement.
Tout d'abord, au réveil, j'ai cru me retrouver dans la peau d'un de ces hommes dont le quotidien compose les films. J'ai entendu un "Moteur .... scène 2 3e Action !!" et je me suis réveillé. Mon réveil allait sonner 10 minutes plus tards, me lever à 7h50 était dur même pour un héros de cinéma, donc je me suis recouché. C'était pour me réveiller 2 minutes plus tard avec un "Moteur ... scène 2 4e Action !!". Là je me suis dit qu'un truc clochait. Vu que le réalisateur du film refusait à son héros le droit de dormir, le héros allait lui offrir le spectacle atypique de l'étudiant en medecine le matin. J'ai pris mon poly et je me suis presque endormi dessus. "Pause !" Je me suis dit qu'il était bon pour moi d'aller sous la douche.
Je suis sortit un peu plus tard pour aller à mon cours de piano. Admirons la beauté de notre héros quand il se glisse dans la chambre de sa soeur pour prendre des partitions (plan 1) quand il verifie que le gaz est fermé (plan 2) quand il sort de chez lui et ferme à clé (plan 3) et quand il sort de chez tranquillement pour passer prêt d'une caméra "C'est bon, on la garde". Les acteurs soufflent et moi je suis en retard pour mon cours.
Arrivé au fond d'une ruelle un peu ténébreuse (tiens une nouvelle de Jean Ray ? Ici ?), je cherche le code. Je n'ai pas le code. Alors je fais le tour pour entrer dans une ... c'est quoi ce qu'il y a de plus petit qu'une ruelle ? Bref, je tape comme convenu un code secret à la fenêtre : je gratte et je fais un grand coucou de la main.
Je me retrouve donc devant un piano avec une prof d'un côté et ma fatigue de l'autre. Mon intellect peu développé de l'heure m'empèche d'assimiler le solfège de façon performante. On n'y peut rien, c'est la vie. Elle me lache donc vers 9h45 après prise d'un rendez vous pour son prochain cours. Avec mon emploi du temps c'est dur de prévoir à l'avance alors le premier prof qui s'amuse à annuler un cours ou a en ajouter le vendredi ou nous coller un TD, je le poutre façon slavone. Oui ma dernière phrase n'a aucun sens mais c'est pour ajouter au délire ambiant de la journée.
10h, rue Leibniz. Cet endroit est peut-être l'un des plus déserts que je connaisse : il n'y passe absolument personne, jamais. L'attente dans le froid devant ma salle de TD me donne envie d'être dans un bar avec un café relevé mais comme le disait notre prof de socio la veille "hum 12% des cancers chez les hommes sont dûs à l'alcool huhu". Donc je m'abstiens, pas envie de devenir alcoolique moi !
La porte de la salle s'ouvre, la prof parait. Elle est en noir, porte un nom qu'on a pas l'habitude d'entendre, et a discretement accroché une broche en forme de salamandre sur son revers de tailleur en velour. Argent la salamandre. Une fan de Serpentard ? Je me retrouve dans un cours de potion ? "On prend des ribonucléotides, un ADN, une ARNpol, de l'énergie, les enzymes de transcription et on mélange. Ca transcrit ?" ben non il manque les facteurs. Coiffée au poteau elle est les primants, deux ou trois regards appeurés dans ma direction ... je suis là pour ça au final.
Après midi de cours classique. Jeux de mots qui volent bas (mais au moins qui volent), amis de la poésie bonsoir quand on décrit une explosion humaine et son effet devastateur sur la décoration. Oui le desespoir entrainé par un cours de biostat peut pousser à ces extrémitées.
On me trouve bizarre. Je ne suis pas bizarre, j'ai juste une autre vision du monde. Enfin bon j'admet que je suis un infâme pervers et que j'aime bien regarder ma copine en sous-vetements. Bon ben je suis un mec et un geek. C'est pas la fin du monde il me semble.
Fin des cours, je raccompagne Mélanie, on passe devant l'Aveugle. Attention malheureux, l'Aveugle n'est pas n'importe qui. Dans 5 ans mes fans qui auront alors une réalité historique (oopas) en feront une légende urbaine. L'Aveugle, c'est cet homme qui reste gobelet tendu et chien au pied, dans un couloir de la station St Lazare au changement entre la ligne 13 et la ligne 3. Il reste là quelque soit la température à repasser des chansons de Brassens en boucle.
C'est étrange mais ils finissent par faire partie du paysage. C'est horrible non ? Je ne vais pas m'apesantir davantage sur ce sujet ... demain s'il est là je lui glisserai une pièce de 50 cents. Et le jour où j'en aurais trop vu vous aurez même droit à un magistral coup de gueule où je jeterai à la face de cette société perverse un hurlement déchirant sur ces lois sociales qui ne sont pas appliquées par manque de moyens. Je suis certain que vous attendez ça avec la plus grande impatience et que vous scrollerez dessus comme des petit fous dans l'espoir de passer à un autre billet. Raté, comme dirait Marianne James, "je suis ton unique programme [sur ce blog]". Non revenez, c'est mon humour pitoyable qui a encore fait mouche.
Je suis rentré, j'ai fait le TD de biostat sans y croire et puis une fois mes parents rentrés, j'ai bu un Guiness. Ca faisait longtemps et donc ça a apporté son lot de souvenir dont je parlerais peut-être un jour si j'en ai le temps.
Le temps je ne l'ai plus pour ce soir : ça fait presque 30 minutes que j'écris (je prend sur mon temps de sommeil) et je commence à être fatigué. Je ne sais même plus si je tape vraiment ces mots ou si c'est le rêve qui s'achève ...
Au passage, je suis passé sur le blog de Laurie pendant que je pondais l'immondice que vous venez peut-être de lire et je m'aperçoit que son style s'améliore de jour en jour. Qu'elle continue comme ça ! Au fait c'est qui Victor ?
D'abord couché hier à 2h30 du mat'. Cela explique l'étrangeté de la journée mais en partie seulement.
Tout d'abord, au réveil, j'ai cru me retrouver dans la peau d'un de ces hommes dont le quotidien compose les films. J'ai entendu un "Moteur .... scène 2 3e Action !!" et je me suis réveillé. Mon réveil allait sonner 10 minutes plus tards, me lever à 7h50 était dur même pour un héros de cinéma, donc je me suis recouché. C'était pour me réveiller 2 minutes plus tard avec un "Moteur ... scène 2 4e Action !!". Là je me suis dit qu'un truc clochait. Vu que le réalisateur du film refusait à son héros le droit de dormir, le héros allait lui offrir le spectacle atypique de l'étudiant en medecine le matin. J'ai pris mon poly et je me suis presque endormi dessus. "Pause !" Je me suis dit qu'il était bon pour moi d'aller sous la douche.
Je suis sortit un peu plus tard pour aller à mon cours de piano. Admirons la beauté de notre héros quand il se glisse dans la chambre de sa soeur pour prendre des partitions (plan 1) quand il verifie que le gaz est fermé (plan 2) quand il sort de chez lui et ferme à clé (plan 3) et quand il sort de chez tranquillement pour passer prêt d'une caméra "C'est bon, on la garde". Les acteurs soufflent et moi je suis en retard pour mon cours.
Arrivé au fond d'une ruelle un peu ténébreuse (tiens une nouvelle de Jean Ray ? Ici ?), je cherche le code. Je n'ai pas le code. Alors je fais le tour pour entrer dans une ... c'est quoi ce qu'il y a de plus petit qu'une ruelle ? Bref, je tape comme convenu un code secret à la fenêtre : je gratte et je fais un grand coucou de la main.
Je me retrouve donc devant un piano avec une prof d'un côté et ma fatigue de l'autre. Mon intellect peu développé de l'heure m'empèche d'assimiler le solfège de façon performante. On n'y peut rien, c'est la vie. Elle me lache donc vers 9h45 après prise d'un rendez vous pour son prochain cours. Avec mon emploi du temps c'est dur de prévoir à l'avance alors le premier prof qui s'amuse à annuler un cours ou a en ajouter le vendredi ou nous coller un TD, je le poutre façon slavone. Oui ma dernière phrase n'a aucun sens mais c'est pour ajouter au délire ambiant de la journée.
10h, rue Leibniz. Cet endroit est peut-être l'un des plus déserts que je connaisse : il n'y passe absolument personne, jamais. L'attente dans le froid devant ma salle de TD me donne envie d'être dans un bar avec un café relevé mais comme le disait notre prof de socio la veille "hum 12% des cancers chez les hommes sont dûs à l'alcool huhu". Donc je m'abstiens, pas envie de devenir alcoolique moi !
La porte de la salle s'ouvre, la prof parait. Elle est en noir, porte un nom qu'on a pas l'habitude d'entendre, et a discretement accroché une broche en forme de salamandre sur son revers de tailleur en velour. Argent la salamandre. Une fan de Serpentard ? Je me retrouve dans un cours de potion ? "On prend des ribonucléotides, un ADN, une ARNpol, de l'énergie, les enzymes de transcription et on mélange. Ca transcrit ?" ben non il manque les facteurs. Coiffée au poteau elle est les primants, deux ou trois regards appeurés dans ma direction ... je suis là pour ça au final.
Après midi de cours classique. Jeux de mots qui volent bas (mais au moins qui volent), amis de la poésie bonsoir quand on décrit une explosion humaine et son effet devastateur sur la décoration. Oui le desespoir entrainé par un cours de biostat peut pousser à ces extrémitées.
On me trouve bizarre. Je ne suis pas bizarre, j'ai juste une autre vision du monde. Enfin bon j'admet que je suis un infâme pervers et que j'aime bien regarder ma copine en sous-vetements. Bon ben je suis un mec et un geek. C'est pas la fin du monde il me semble.
Fin des cours, je raccompagne Mélanie, on passe devant l'Aveugle. Attention malheureux, l'Aveugle n'est pas n'importe qui. Dans 5 ans mes fans qui auront alors une réalité historique (oopas) en feront une légende urbaine. L'Aveugle, c'est cet homme qui reste gobelet tendu et chien au pied, dans un couloir de la station St Lazare au changement entre la ligne 13 et la ligne 3. Il reste là quelque soit la température à repasser des chansons de Brassens en boucle.
C'est étrange mais ils finissent par faire partie du paysage. C'est horrible non ? Je ne vais pas m'apesantir davantage sur ce sujet ... demain s'il est là je lui glisserai une pièce de 50 cents. Et le jour où j'en aurais trop vu vous aurez même droit à un magistral coup de gueule où je jeterai à la face de cette société perverse un hurlement déchirant sur ces lois sociales qui ne sont pas appliquées par manque de moyens. Je suis certain que vous attendez ça avec la plus grande impatience et que vous scrollerez dessus comme des petit fous dans l'espoir de passer à un autre billet. Raté, comme dirait Marianne James, "je suis ton unique programme [sur ce blog]". Non revenez, c'est mon humour pitoyable qui a encore fait mouche.
Je suis rentré, j'ai fait le TD de biostat sans y croire et puis une fois mes parents rentrés, j'ai bu un Guiness. Ca faisait longtemps et donc ça a apporté son lot de souvenir dont je parlerais peut-être un jour si j'en ai le temps.
Le temps je ne l'ai plus pour ce soir : ça fait presque 30 minutes que j'écris (je prend sur mon temps de sommeil) et je commence à être fatigué. Je ne sais même plus si je tape vraiment ces mots ou si c'est le rêve qui s'achève ...
Au passage, je suis passé sur le blog de Laurie pendant que je pondais l'immondice que vous venez peut-être de lire et je m'aperçoit que son style s'améliore de jour en jour. Qu'elle continue comme ça ! Au fait c'est qui Victor ?
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