Encore un coup de gueule / Jour de grève.
Il y a des jours comme ça. C'est des jours où l'espèce humaine semble bonne pour la casse, à finir balayée par une pluie de météorite grosse comme des terrains de foot ou sous une montée des eaux inéluctable.
A tous les coups vous vous demandez ce qui me pousse à venir lancer une diatribe sur l'espèce humaine et plus particuliérement sur le peuple français et à en arriver à vouloir la voir noyée sous des flots d'immondices dans un glouglou glauque et monstrueux ? Et bien j'ai contemplé ce jourd'hui (oui je pratique parfois l'archaïsme quand j'ai envie de me donner un style) tout ce que l'espèce humaine compte de vil et de déplorable à côté de quelques personnes qui donnent un mince espoir de salut à notre société.
Ce matin je suis parti de bonne heure. On m'a dit "ya une grève monstre !", j'ai répondu "d'accord". Je n'ai jamais eu encore à supporter une grève monstre ... ça fait relativement peur. Donc arrivé sur le quai de la ligne 4 vers 7h25, j'attend jusqu'à 7h40 pour avoir une rame. Comme on pouvait s'y attendre, la rame est blindée. Mais si je laisse passer cette rame je peux oublier mon TD de Biostat. Donc j'ouvre, je rentre, je me sert et je fini par tenir en place. Difficile mais il restait un peu de place.
Arrivé à Gare de l'Est. Du monde, plus beaucoup de place, on commence à être vachement serré là dedans. Un petit garçon et sa mère commencent à se sentir mal. La mère est massive, le petit garçon m'arrive au niveau de la poitrine : pas la taille idéale dans ces situations.
A Gare du Nord, même avec une femme et un enfant qui tentent de sortir parce qu'ils vont faire un malaise, les gens poussent pour entrer. Je ne sais pas comment on appelle ça : panurge ? individualisme ? ... on dirait que ces saletés qui minent les sociétées anglo-saxonne depuis presque un sciècle débarquent en France pour de bon.
Le reste du voyage n'a pas été génial non plus. J'ai donc dû donner de la voix mais il a fallut se mettre à 5 pour que des gens puissent descendre à Marcadet Poissonière.
En passant Porte de Clignancourt, j'ai eu droit à la totale. Non seulement des femmes qui mendiaient avec des enfants (je en supporte pas les femmes qui utilisent leurs enfants pour ça !), des invalides qui exposaient leurs blessures ou malformation, des vieux bonhommes de 80 ans à la rue, des femmes ou des hommes qui suppliaient un commerçant du marché de leur laisser un légume un peu abimé pour un prix moindre histoire qu'elle puissent nourrir leur famille. D'habitude j'en vois une, là yavais tout !
Ensuite la fac. Heureusement on m'a épargné le panurge habituel en TD des étudiants qui n'attendent pas la sortie. Il faut dire qu'il n'y avait pas grand monde.
Au retour, rebellotte : des gens qui essayent de forcer, des gens qui ne peuvent pas sortir, des cons incompréhensif. Seule "amélioration" notable, les glorieuses forces de l'ordre sont intervenues de façon particulièrement musclée à Gare du Nord pour libérer l'accès aux gens qui descendait. Je suis content de pas avoir été sous les matraques.
Le pire, je crois, c'est que je suis reparti pour revivre ça demain ... oui moi aussi ça me ruine le moral.
Ce matin je suis parti de bonne heure. On m'a dit "ya une grève monstre !", j'ai répondu "d'accord". Je n'ai jamais eu encore à supporter une grève monstre ... ça fait relativement peur. Donc arrivé sur le quai de la ligne 4 vers 7h25, j'attend jusqu'à 7h40 pour avoir une rame. Comme on pouvait s'y attendre, la rame est blindée. Mais si je laisse passer cette rame je peux oublier mon TD de Biostat. Donc j'ouvre, je rentre, je me sert et je fini par tenir en place. Difficile mais il restait un peu de place.
Arrivé à Gare de l'Est. Du monde, plus beaucoup de place, on commence à être vachement serré là dedans. Un petit garçon et sa mère commencent à se sentir mal. La mère est massive, le petit garçon m'arrive au niveau de la poitrine : pas la taille idéale dans ces situations.
A Gare du Nord, même avec une femme et un enfant qui tentent de sortir parce qu'ils vont faire un malaise, les gens poussent pour entrer. Je ne sais pas comment on appelle ça : panurge ? individualisme ? ... on dirait que ces saletés qui minent les sociétées anglo-saxonne depuis presque un sciècle débarquent en France pour de bon.
Le reste du voyage n'a pas été génial non plus. J'ai donc dû donner de la voix mais il a fallut se mettre à 5 pour que des gens puissent descendre à Marcadet Poissonière.
En passant Porte de Clignancourt, j'ai eu droit à la totale. Non seulement des femmes qui mendiaient avec des enfants (je en supporte pas les femmes qui utilisent leurs enfants pour ça !), des invalides qui exposaient leurs blessures ou malformation, des vieux bonhommes de 80 ans à la rue, des femmes ou des hommes qui suppliaient un commerçant du marché de leur laisser un légume un peu abimé pour un prix moindre histoire qu'elle puissent nourrir leur famille. D'habitude j'en vois une, là yavais tout !
Ensuite la fac. Heureusement on m'a épargné le panurge habituel en TD des étudiants qui n'attendent pas la sortie. Il faut dire qu'il n'y avait pas grand monde.
Au retour, rebellotte : des gens qui essayent de forcer, des gens qui ne peuvent pas sortir, des cons incompréhensif. Seule "amélioration" notable, les glorieuses forces de l'ordre sont intervenues de façon particulièrement musclée à Gare du Nord pour libérer l'accès aux gens qui descendait. Je suis content de pas avoir été sous les matraques.
Le pire, je crois, c'est que je suis reparti pour revivre ça demain ... oui moi aussi ça me ruine le moral.
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