Une journée aux enfers, une soirée chez Ly.
Et un titre pourrave.
Il me semble opportun de reprendre le récit là où je l'avais arrété le Jeudi au soir. Oui je prévoyais une journée relativement infernal mais pour le coup je n'avais pas la moindre idée d'où je pouvais mettre les pieds. J'ai vu mon ordinateur pendant 15 minutes en 24 heures. Oui hier j'ai récupéré sans faire grand chose de spécial : j'étais exténué au plus pur sens du terme. En rentrant chez moi je n'ai pu que bredouiller un bonjour et m'effondrer sur mon lit.
Commençons donc. Premier coup de semonde : mon Palm bip vers 6h50 le Vendredi. Je regarde, j'éteins. Je me dit : il reste du temps. A 7h c'est mon père qui vient me réveiller. Je fais un "oui oui, j'arrive". Je me rendors. A 7h10 mon réveil sonne. Au bout de trois fois je me réveille pour de bon et je vais à la salle de bain. Routine : je me lave la gueule à l'eau froide, je regarde si j'ai besoin de me raser et décrète que cela peut attendre. Je vais prendre un petit déjeuner et je m'éclabousse avec du thé (encore ?). Je me brosse les dents, met deux trois trucs indispensable dans mon sac et me voilà parti.
2h30 de Biostat, c'est affreux. Affreux car à 8h, Porte de Saint-Ouen, mal réveillé et un peu patraque (le petit déj ne passe pas) je me retrouve à regarder quelle proportion de ragondins sont leucémique et si cela diffère significativement de la population des ragondins en France. Je plaisante pour les ragondins.
Le prof nous a pété son cable sur la fin du TD. Peut-être parce que c'était le dernier TD.
"Un labo pharmaceutique met au point un test avec une puissance de 90%, ..." Et lui qui part sur "Ah les lois de la libre concurence ! Vive le libéralisme ! On a le droit de crever de faim ! Youhou !". Oui j'ai eu peur.
2h30 d'Epistémologie, c'est interressant. La prof était une prof de philo avec tout ce qui les caractérise : le discours, la façon de se tenir, de bouger les bras et de répeter une douzaine de fois la même chose avec une toute petite nuance pour bien faire gratter les étudiants. Deux texte étudiés et une très grosse introduction sur le thème Canguilhem et Foucault : deux philosophe du rejet de la pratique médicale comme science pure. Programme ^^
La fin donne le cafard. Oui Foucault nous apprend que les régimes politiques depuis l'âge classique normalise les individus en s'appuyant sur des politiques de santé publiques qui sont paradoxales dans le sens où elles améliore le niveau de vie en asservissant les indivus par le mythe de la santé parfaite qui caractérise quelq'un qui sera éternellement jeune, vigoureux, beau et en bonne santé. Ne pas fumer, ne pas boire, ne pas trop manger, faire de l'exercice, se distraire, travailler convenablement, proteger ses rapports sexuels, ... bref tout ce qu'on pourrait aujourd'hui qualifier de prise de risque sur le plan humain et qui fait de nous des individus responsables devant la loi des hommes et l'Etat.
Quand est-ce que la Sécu saute pour les cancéreux du tabac ?
Bref, cela ne faisait que trop bien commencer. Je vais à la cafétéria de l'hôpital et je me prend à manger. Régime donc pas de pitié pour le plaisir ! J'ai pris ce qu'il y avait de plus léger et de meilleur. J'avais encore faim après mais il faut bien que je me coule dans le moule normatif si je veux plaire aux filles.
On enchaine avec un concours blanc de Biostat. Les places dans l'amphi maitre se vendent cher : il y en a 400 pour 1000 élèves. Dire que c'est la cohue à l'arrivée est un faible mot. Il a fallut passer en force, presque se battre et faire jouer les lois de la physique. C'est étrange mais ça ressemblait à un exercice de mécanique des fluides dans un entonnoire : dès qu'on arrive prêt de l'ouverture la vitesse augmente beaucoup et on passe sans problèmes.
Bilan du concours blanc : quelques erreurs que je ne ferai plus mais dans l'ensemble je vois que je peux y arriver !
On pourrait croire que ça se finit là. Journée intense !
On retourne à la prépa ! Il me reste deux concours blancs.
La physique s'est bien déroulée, je n'ai pas perdu la main.
La chimie s'est bien déroulée aussi, je n'ai pas non plus perdu la main ... mais j'ai eu peur pendant un moment. Un trou de mémoire passager que je me suis efforcé de combler aussi sec.
Je suis rentré chez moi à 19h30. Je me suis posé, j'ai lu mes Kramails, mes mails, j'ai bu un coup. J'avais faim et j'étais crevé. Ma mère m'a alors conseillé de sortir. Je me suis dit .... mouais. Alors j'ai appellé la première personne à qui ma visite ferai plaisir (je le savais !!!).
5 minutes plus tard, rendez-vous chez Lyanah fixé à 20h30, pas une minute à perdre donc. Je sors de chez moi, je fonce et à 20h35 (le métro a eu du retard, ce salopio !) je suis au nouvel appart de Ly. Endroit étrange s'il en est. L'ensemble s'étire en longueur, on descend un escalier pour se retrouver à la hauteur d'un coin cuisine. Une simple porte sépare la pièce de vie de la salle de bain et toilette. En haut sur une mézannine, le coin couchage. C'est sobre (pour l'instant) et sympa.
La soirée en elle même a été composé de discussion, putassage, rencontre avec Phillipe (Kram Ozenfaire), buvage de rhum, rigolade. Je suis rentré à 7h10, lessivé. Mon père était aux toilettes. J'ai fait "Je vais me coucher, à demain" et j'ai regagné mon lit où Morphé me tendait les bras.
La journée de Samedi a été une récupération, aujourd'hui rien de particulier.
A demain pour d'autres choses !
Il me semble opportun de reprendre le récit là où je l'avais arrété le Jeudi au soir. Oui je prévoyais une journée relativement infernal mais pour le coup je n'avais pas la moindre idée d'où je pouvais mettre les pieds. J'ai vu mon ordinateur pendant 15 minutes en 24 heures. Oui hier j'ai récupéré sans faire grand chose de spécial : j'étais exténué au plus pur sens du terme. En rentrant chez moi je n'ai pu que bredouiller un bonjour et m'effondrer sur mon lit.
Commençons donc. Premier coup de semonde : mon Palm bip vers 6h50 le Vendredi. Je regarde, j'éteins. Je me dit : il reste du temps. A 7h c'est mon père qui vient me réveiller. Je fais un "oui oui, j'arrive". Je me rendors. A 7h10 mon réveil sonne. Au bout de trois fois je me réveille pour de bon et je vais à la salle de bain. Routine : je me lave la gueule à l'eau froide, je regarde si j'ai besoin de me raser et décrète que cela peut attendre. Je vais prendre un petit déjeuner et je m'éclabousse avec du thé (encore ?). Je me brosse les dents, met deux trois trucs indispensable dans mon sac et me voilà parti.
2h30 de Biostat, c'est affreux. Affreux car à 8h, Porte de Saint-Ouen, mal réveillé et un peu patraque (le petit déj ne passe pas) je me retrouve à regarder quelle proportion de ragondins sont leucémique et si cela diffère significativement de la population des ragondins en France. Je plaisante pour les ragondins.
Le prof nous a pété son cable sur la fin du TD. Peut-être parce que c'était le dernier TD.
"Un labo pharmaceutique met au point un test avec une puissance de 90%, ..." Et lui qui part sur "Ah les lois de la libre concurence ! Vive le libéralisme ! On a le droit de crever de faim ! Youhou !". Oui j'ai eu peur.
2h30 d'Epistémologie, c'est interressant. La prof était une prof de philo avec tout ce qui les caractérise : le discours, la façon de se tenir, de bouger les bras et de répeter une douzaine de fois la même chose avec une toute petite nuance pour bien faire gratter les étudiants. Deux texte étudiés et une très grosse introduction sur le thème Canguilhem et Foucault : deux philosophe du rejet de la pratique médicale comme science pure. Programme ^^
La fin donne le cafard. Oui Foucault nous apprend que les régimes politiques depuis l'âge classique normalise les individus en s'appuyant sur des politiques de santé publiques qui sont paradoxales dans le sens où elles améliore le niveau de vie en asservissant les indivus par le mythe de la santé parfaite qui caractérise quelq'un qui sera éternellement jeune, vigoureux, beau et en bonne santé. Ne pas fumer, ne pas boire, ne pas trop manger, faire de l'exercice, se distraire, travailler convenablement, proteger ses rapports sexuels, ... bref tout ce qu'on pourrait aujourd'hui qualifier de prise de risque sur le plan humain et qui fait de nous des individus responsables devant la loi des hommes et l'Etat.
Quand est-ce que la Sécu saute pour les cancéreux du tabac ?
Bref, cela ne faisait que trop bien commencer. Je vais à la cafétéria de l'hôpital et je me prend à manger. Régime donc pas de pitié pour le plaisir ! J'ai pris ce qu'il y avait de plus léger et de meilleur. J'avais encore faim après mais il faut bien que je me coule dans le moule normatif si je veux plaire aux filles.
On enchaine avec un concours blanc de Biostat. Les places dans l'amphi maitre se vendent cher : il y en a 400 pour 1000 élèves. Dire que c'est la cohue à l'arrivée est un faible mot. Il a fallut passer en force, presque se battre et faire jouer les lois de la physique. C'est étrange mais ça ressemblait à un exercice de mécanique des fluides dans un entonnoire : dès qu'on arrive prêt de l'ouverture la vitesse augmente beaucoup et on passe sans problèmes.
Bilan du concours blanc : quelques erreurs que je ne ferai plus mais dans l'ensemble je vois que je peux y arriver !
On pourrait croire que ça se finit là. Journée intense !
On retourne à la prépa ! Il me reste deux concours blancs.
La physique s'est bien déroulée, je n'ai pas perdu la main.
La chimie s'est bien déroulée aussi, je n'ai pas non plus perdu la main ... mais j'ai eu peur pendant un moment. Un trou de mémoire passager que je me suis efforcé de combler aussi sec.
Je suis rentré chez moi à 19h30. Je me suis posé, j'ai lu mes Kramails, mes mails, j'ai bu un coup. J'avais faim et j'étais crevé. Ma mère m'a alors conseillé de sortir. Je me suis dit .... mouais. Alors j'ai appellé la première personne à qui ma visite ferai plaisir (je le savais !!!).
5 minutes plus tard, rendez-vous chez Lyanah fixé à 20h30, pas une minute à perdre donc. Je sors de chez moi, je fonce et à 20h35 (le métro a eu du retard, ce salopio !) je suis au nouvel appart de Ly. Endroit étrange s'il en est. L'ensemble s'étire en longueur, on descend un escalier pour se retrouver à la hauteur d'un coin cuisine. Une simple porte sépare la pièce de vie de la salle de bain et toilette. En haut sur une mézannine, le coin couchage. C'est sobre (pour l'instant) et sympa.
La soirée en elle même a été composé de discussion, putassage, rencontre avec Phillipe (Kram Ozenfaire), buvage de rhum, rigolade. Je suis rentré à 7h10, lessivé. Mon père était aux toilettes. J'ai fait "Je vais me coucher, à demain" et j'ai regagné mon lit où Morphé me tendait les bras.
La journée de Samedi a été une récupération, aujourd'hui rien de particulier.
A demain pour d'autres choses !
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