Nuits d'écriture
Les insomnies, ça m'arrive parfois. Quelle sont les causes de l'insomnie chez les autres, je ne sais pas.
Mais chez moi, l'insomnie ne vient que d'une seule chose : l'angoisse.
C'est pas vraiment une angoisse, je n'ai pas de sensation physique. Il reste uniquement un mal être.
Je sais à peu près quand vont subvenir mes insomnies, c'est quand il me vient au bout des doigts une envie de faire sortir quelque chose depuis longtemps. Pour lutter contre, ma mère lit, mon père surf sur le net ... moi j'écris.
Oui l'écriture est mon péché mignon. Si je n'ai rien à faire (et ces instants sont rares et précieux) je prend ma plume et je gratte.
Attention je ne gratte pas n'importe quoi.
C'est un processus difficile à décrire.
Ca commence comme une idée. Je suis dans la rue, au restaurant, devant la télé, devant mon ordinateur .... je ne sais pas comment mais il semble qu'un élément se fige dans mon esprit comme une image sur une pellicule photosensible. L'idée est reléguée en arrière et fait son chemin. Certaine sont encore en préparation alors que d'autre sont mûres. L'idée évolue. Il ne reste de l'image d'origine qu'un squellette, un élément important mais imprécis. C'est comme de construire le moule autour de la statue : j'ajoute de morceau d'argile, j'invente les types de personnages qui pourraient y entrer, ce qu'ils y feraient, quels seraient les déterminants.
Puis l'ensemble gonfle, mûrit encore un petit peu, s'étend au reste.
Puis un soir je me couche, je lis un petit peu comme à mon habitude .... et là, c'est le drame. L'idée ressurgit avec tous ses éléments plus ou moins mis en place. Là je ne peux plus dormir alors je prend du papier et je gratte. En écrivant, j'organise l'idée, je lui donne sa forme. Cet instant est toujours étrange : on croit contrôler l'écriture mais en fait tout est écrit à l'avance. On a beau retourner les choses dans tous les sens, on sait qu'il y a qu'une forme. Comment est-ce que je le sais ? Comment je fais pour connaître exactement ce que je veux y mettre, ce qui entrera et ce qui n'entrera pas ? Je le sais, c'est tout. Il doit s'agir d'un troublant mécanisme de l'inconscient, mais au moment de l'écriture j'ai la certitude que toute autre chose ne marchera pas.
Ensuite, quand j'ai finit, je pose l'ensemble et je m'endors comme si je venais d'être vidé.
Enfin bon un de ces jours ....
Je vous laisse avec un dessin que j'ai fait il ya pas longtemps et que je n'ai pas l'envie d'expliquer. Si vous le comprenez, bravo, sinon ... c'est pas important.
Mais chez moi, l'insomnie ne vient que d'une seule chose : l'angoisse.
C'est pas vraiment une angoisse, je n'ai pas de sensation physique. Il reste uniquement un mal être.
Je sais à peu près quand vont subvenir mes insomnies, c'est quand il me vient au bout des doigts une envie de faire sortir quelque chose depuis longtemps. Pour lutter contre, ma mère lit, mon père surf sur le net ... moi j'écris.
Oui l'écriture est mon péché mignon. Si je n'ai rien à faire (et ces instants sont rares et précieux) je prend ma plume et je gratte.
Attention je ne gratte pas n'importe quoi.
C'est un processus difficile à décrire.
Ca commence comme une idée. Je suis dans la rue, au restaurant, devant la télé, devant mon ordinateur .... je ne sais pas comment mais il semble qu'un élément se fige dans mon esprit comme une image sur une pellicule photosensible. L'idée est reléguée en arrière et fait son chemin. Certaine sont encore en préparation alors que d'autre sont mûres. L'idée évolue. Il ne reste de l'image d'origine qu'un squellette, un élément important mais imprécis. C'est comme de construire le moule autour de la statue : j'ajoute de morceau d'argile, j'invente les types de personnages qui pourraient y entrer, ce qu'ils y feraient, quels seraient les déterminants.
Puis l'ensemble gonfle, mûrit encore un petit peu, s'étend au reste.
Puis un soir je me couche, je lis un petit peu comme à mon habitude .... et là, c'est le drame. L'idée ressurgit avec tous ses éléments plus ou moins mis en place. Là je ne peux plus dormir alors je prend du papier et je gratte. En écrivant, j'organise l'idée, je lui donne sa forme. Cet instant est toujours étrange : on croit contrôler l'écriture mais en fait tout est écrit à l'avance. On a beau retourner les choses dans tous les sens, on sait qu'il y a qu'une forme. Comment est-ce que je le sais ? Comment je fais pour connaître exactement ce que je veux y mettre, ce qui entrera et ce qui n'entrera pas ? Je le sais, c'est tout. Il doit s'agir d'un troublant mécanisme de l'inconscient, mais au moment de l'écriture j'ai la certitude que toute autre chose ne marchera pas.
Ensuite, quand j'ai finit, je pose l'ensemble et je m'endors comme si je venais d'être vidé.
Enfin bon un de ces jours ....
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